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Réglementation

Loi anti-Airbnb au Maroc en 2026 : ce qui est vrai (et ce qui ne l'est pas)

Publié le 27 septembre 2026 · 7 min de lecture · Par Zacaria AOUNI, Directeur opérationnel PariciKénitra

Il n'existe aucune loi interdisant Airbnb au Maroc en 2026. Ce qui a réellement changé : depuis 2025, les plateformes (Airbnb, Booking, Vrbo, Expedia) exigent l'affichage du numéro d'enregistrement STDN sur les annonces dans plusieurs villes marocaines, les contrôles préfectoraux se sont intensifiés à Marrakech, Agadir et Essaouira, et un arrêté complémentaire à la loi 80-14 est en préparation pour régulariser l'hébergement non classé, avec un délai de mise en conformité de 24 mois pour les opérateurs concernés.

Il n'existe pas de loi qui interdit Airbnb au Maroc

L'expression "loi anti-Airbnb", qui circule dans les groupes Facebook et certains articles, ne correspond à aucun texte de loi marocain. Le cadre applicable reste celui de la loi n° 80-14 relative aux établissements touristiques et de son décret d'application n° 2.23.441, entré en vigueur en août 2023 — un cadre déjà en place depuis plusieurs années, que nous avons détaillé dans notre article sur la réglementation touristique et la loi 80-14. Ce qui évolue en 2025-2026, ce n'est pas le texte de loi, mais son application concrète sur le terrain.

Ce qu'on entend direCe qui est vérifié
"Airbnb est interdit au Maroc"Faux — c'est le cadre déjà existant de la loi 80-14 qui s'applique, pas une interdiction
"Limite de 120 jours/an, partout"Absente du texte de la loi 80-14 et du décret 2.23.441 ; portée réelle débattue selon les communes
"Les contrôles concernent tout le Maroc"Intensification documentée à Marrakech, Agadir et Essaouira depuis le 2e semestre 2025
"Rien ne change avant 2027"Faux — le numéro d'enregistrement est déjà exigé sur les annonces depuis 2025

Ce qui a vraiment changé en 2025 : les plateformes exigent elles-mêmes le numéro d'enregistrement

La nouveauté la plus concrète ne vient pas d'un texte de loi mais des plateformes elles-mêmes. Depuis 2025, Airbnb, Booking, Vrbo et Expedia exigent que le numéro d'enregistrement délivré via le portail STDN (Système de Télédéclaration des Nuitées) soit affiché directement sur l'annonce, dans plusieurs villes marocaines. Une annonce sans ce numéro devient plus visible aux yeux des autorités comme un signal de non-conformité — l'obligation d'enregistrement existait déjà dans le décret 2.23.441, mais ce sont désormais les plateformes qui la font appliquer en amont.

Un arrêté à venir pour régulariser l'hébergement non classé d'ici 2027

Un arrêté complémentaire à la loi 80-14, actuellement en préparation, doit intégrer au parc hôtelier national classé les dizaines de milliers de logements meublés — riads, maisons d'hôtes, appartements en courte durée — aujourd'hui exploités sans autorisation administrative. Les opérateurs concernés disposeront d'un délai de 24 mois pour se mettre en conformité une fois l'arrêté publié, avec un objectif affiché d'ici 2027 : un recensement plus fidèle du parc national, et une croissance attendue d'au moins 10 % du nombre de nuitées grâce à cette formalisation.

Les contrôles se sont intensifiés à Marrakech, Agadir et Essaouira

Les services préfectoraux de ces trois villes ont commencé à renforcer leurs contrôles au second semestre 2025, une tendance confirmée début 2026 : vérification des autorisations d'exploitation, contrôle des normes de sécurité (incendie, installations gaz et électricité), sanctions pour les biens exploités de façon informelle. Ces vagues de contrôle ciblent en priorité les zones à forte densité touristique — un profil différent de la majorité des biens gérés sur l'axe Kénitra-Salé-Rabat, où la demande est davantage résidentielle et professionnelle.

D'où vient la rumeur des 120 jours par an ?

Beaucoup de propriétaires ont entendu parler d'un plafond de 120 nuitées par an au-delà duquel la location courte durée deviendrait illégale. Ce chiffre ne figure pas explicitement dans la loi 80-14 ni dans le décret 2.23.441 : il apparaît sur de nombreux sites qui le présentent comme acquis, mais aucun texte officiel consultable ne le fixe de façon uniforme à l'échelle nationale — il proviendrait plutôt de circulaires ou d'instructions locales, appliquées de façon inégale selon les communes. Pour l'axe Kénitra-Salé-Rabat, aucune application généralisée de ce plafond n'est documentée à ce jour.

Ce qui est réellement obligatoire pour louer en toute légalité

Trois obligations concrètes, indépendamment de la ville :

Ce que ça change pour un propriétaire à Kénitra, Salé ou Rabat

Le durcissement observé à Marrakech, Agadir et Essaouira ne traduit pas un niveau de risque équivalent sur l'axe Kénitra-Salé-Rabat, où la pression touristique de masse est moindre. Cela ne dispense toutefois pas de la mise en conformité : autorisation, sécurité, enregistrement STDN et numéro affiché sur l'annonce restent la meilleure protection avant que l'arrêté de régularisation attendu pour 2027 ne resserre les règles pour l'ensemble du secteur. C'est un des rôles d'une conciergerie professionnelle que d'assurer cette conformité pour le compte du propriétaire.

Ce que couvre l'accompagnement de PariciKénitra

Enregistrement STDN, affichage du numéro sur vos annonces, veille sur l'évolution réglementaire : c'est ce que couvre l'accompagnement de PariciKénitra, pour que votre bien reste en conformité sans que vous ayez à suivre chaque évolution vous-même.

Airbnb est-il interdit au Maroc en 2026 ?

Non. Il n'existe aucune loi interdisant Airbnb au Maroc. La location courte durée reste encadrée par la loi 80-14 et son décret d'application 2.23.441, avec une application renforcée depuis 2025.

La limite de 120 jours par an s'applique-t-elle partout au Maroc ?

Ce chiffre ne figure pas explicitement dans la loi 80-14 ni dans le décret 2.23.441. Il circule largement mais son origine et sa portée réelle varient selon les communes.

Qu'est-ce qui a vraiment changé en 2025 pour les hôtes Airbnb au Maroc ?

Les plateformes (Airbnb, Booking, Vrbo, Expedia) exigent désormais l'affichage du numéro d'enregistrement STDN sur les annonces dans plusieurs villes marocaines, et les contrôles préfectoraux se sont intensifiés à Marrakech, Agadir et Essaouira.

Qu'est-ce que l'arrêté de régularisation de l'hébergement non classé au Maroc ?

Un arrêté complémentaire à la loi 80-14, en préparation, qui intégrera les logements non déclarés au parc hôtelier national classé. Les opérateurs concernés auront 24 mois pour se mettre en conformité.

Les propriétaires à Kénitra, Salé et Rabat sont-ils concernés par ces contrôles ?

Les vagues de contrôle documentées à ce jour visent en priorité Marrakech, Agadir et Essaouira. La mise en conformité reste néanmoins recommandée partout, y compris sur l'axe Kénitra-Salé-Rabat.

Cet article est fourni à titre informatif et ne constitue pas un conseil juridique personnalisé. Les procédures et le calendrier de l'arrêté de régularisation peuvent évoluer : rapprochez-vous de l'autorité locale compétente ou d'un conseil juridique pour votre situation précise.

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